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La GTMC à VTTAE de Clermont à la Mer par Éric

14 jours de Clermont-Fd à la mer, en couple avec un van aménagé comme voiture balai..


Une production VTTAE.fr en partenariat avec la GTMC


 

Éric est un habitué des sorties tout-terrain ! Ce belge pratique principalement le VTT (Trail) entre amis à raison d’environ 3 sorties hebdomadaires, de début mars à fin octobre, pour des sorties d’au moins 50km.

Paysage GTMC VTTAE

Le projet initial :

Le projet de ce trip était surtout de me lancer un “défi” agréable et plein de découvertes avec un but bien précis : faire une traversée en vélo solo, route ou éventuellement VTT.

Au départ, j’étais parti sur le projet de traverser l’Italie de Palerme au Lac de Côme en vélo de route, mais cela aurait demandé beaucoup trop de temps (et d’argent) ne fusse que pour se rendre au point de départ !

Quels étaient tes projets sur la GTMC ?

J’ai donc réfléchi à autre chose et c’est sur internet, via le site Utagawavtt, que j’ai trouvé mon bonheur : soit la GTJ (Grande Traversée du Jura), soit la GTMC… J’ai finalement opté pour la deuxième, car la première ne faisait que 375km, un peu juste à mon goût, tandis que la GTMC avec ses 850km et ses 17000m de D+ était idéale pour la période d’une vingtaine de jours que nous nous étions fixés ! Car bien-entendu ma compagne allait être également de la partie, mais au volant de notre fourgon aménagé, qui allait servir de “base logistique” et de logement à l’étape.

 

J’ai finalement réalisé ma première Grande Traversée en 14 jours avec des étapes quotidiennes allant de 47 à 90km et de 432 à 1878m de dénivelé positif, la moyenne se situant autour de 65km et 1200 m de D+.

Comment as-tu dessiné l’itinéraire ?

Comme je l’évoquais, je n’ai pas dessiné mon itinéraire, mais j’ai téléchargé la trace sur Utagawa : celle-ci telle quelle partait de Clermont-Ferrand et se terminait à Sète.

Par contre, lors de ma préparation du parcours, je suis tombé un peu par hasard sur la www.la-gtmc.com et j’ai été très surpris de trouver un site (fraîchement paru, pas encore complet…) entièrement consacré à cette itinérance. J’ai été tout aussi surpris de constater que l’itinéraire pouvait commencer plus au Nord, à Avallon et se terminer cette fois au Cap d’Agde.

 

En fonction des infos trouvées sur le site officiel, où j’y ai téléchargé la nouvelle trace GPS renseignée, j’ai gardé le point de départ à Clermont et adapté la fin en terminant à Sète mais via le Cap d’Agde. De plus, ce parcours est fléché pratiquement dans son ensemble, autant en profiter ! Et se baser en deuxième recours sur le GPS…

Niveau matériel : avec quel vélo es-tu parti ?

Côté matériel pour la GTMC, j’ai utilisé un superbe VTTAE Rocky Mountain Altitude Powerplay C90 d’octobre 2017 et j’y ai apporté quelques optimisations : cartouche MRP dans la fourche, selle Brooks C13 carved, pneu arrière Maxxis DHR II 2.6 et recoupé le cintre à 730 mm.

 

Pour les fans de “matos”, tout récemment (juin 2019), je l’ai encore fait évoluer avec la nouvelle transmission sans fil Sram AXS X01, un pédalier RF Next de 170 mm (à la place des 175mm d’origine), la manette Iwoc Trio et un pneu arrière Maxxis High Roller II 2.5.

Et concernant l'équipement "hors vélo" ?

A l’occasion de la GTMC, j’ai opté pour une tenue Assos “rally” complète, des chaussures montantes Adidas Terrex Trailcross Protect et un casque Troy Lee Designs A2.

 

Dans mon sac à dos/à eau V8, on retrouve : 1 chambre à air 27,5, un set de démonte pneus, un chargeur de batterie (finalement jamais utilisé durant les étapes), 1 maillon rapide, maillons de chaîne, 1 dérive-chaîne/multi-outils, des mèches pour tubeless, des rustines, de l’huile lubrifiante, une mini pompe, des euros, un tube énergétique, un fil permettant de recharger mon GPS sur batterie de vélo en roulant, ainsi que mon smartphone avec l’application Geo Alert.

Que retiens-tu de cette expérience GTMC ?

Un merveilleux parcours avec des paysages magnifiques et très variés. Un autre moyen de découvrir la France et principalement la France profonde à l’écart des grands axes touristiques empruntés par les véhicules à moteur.

 

Un parcours où l’on peut se sentir seul pendant des kilomètres et des kilomètres sans apercevoir quelqu’un ni même une seule habitation, sur des distances de plus de 30km ! Cela m’est arrivé deux fois.

Les meilleurs et "pires" moments de ton aventure ?

J'ai apprécié l'incontestablement les traversées de l’Auvergne et de la Lozère ainsi que les Causses Méjean et du Larzac.

Côté difficulté, le tracé le long des Gorges du Tarn n’est pas évident : pas toujours facile de se repérer convenablement si l’on est sur la bonne trace ou pas (ai même croisé des promeneurs perdus) et par moments c’est tellement étroit que l’on risque très souvent la crevaison à cause des nombreux épineux qui bordent le sentier.

Par contre, ce passage dans les gorges du Tarn est magnifique et offre des vues extraordinaires, ce n’est pas du tout à “zapper”, il faut juste faire attention ou l’on met ses roues.

Sinon, rien à changer dans ce trip ! La GTMC allie aussi bien les portions roulantes que celles plus techniques, mais sans pour autant trop “dangereuses”.

Quels conseils donnerais-tu à un lecteur de VTTAE.fr qui voudrait se lancer ?

Difficile question, car chacun aura certainement envie de réaliser cette itinérance à sa façon :

en solo, en groupe, en couple, en auto-suffisance “bikepacking” avec tout le matériel sur le vélo, tente, vêtements…

En auberge ou comme moi avec un fourgon qui m’attend à l’étape et qui offre un confort certain, avec en prime la recharge complète de la batterie.

Cependant, je pense que le meilleur conseil est de bien préparer son itinéraire avec le kilométrage à faire chaque jour en fonction principalement du dénivelé estimé sur GPS (pas toujours très correct, mais bon il faut bien partir d’une base…) sans oublier les autres critères que sont le logement, la logistique, les points de recharge de batterie pour le VTTAE, et surtout la période de l’année pour se lancer…

Il ne faut certainement pas négliger les conditions météo qui peuvent être épouvantables et transformer cette belle traversée en un vrai cauchemar. Mieux vaut privilégier une météo ensoleillée, mais difficilement fiable et prévisible sur un trip aussi long.

Je dirais que la manière dont j’ai abordé la GTMC est la plus facile de toutes, car ainsi accompagné d’un fourgon, il n’y a absolument AUCUNE rigidité, c’est hyper souple !

S’il fait mauvais, on peut décider de rester un jour de plus sur place (cela m’est arrivé à Saint-Flour par exemple), si l’endroit choisi sur le papier ne convient pas vraiment, on peut continuer plus loin (arrivé du côté de Boutaresse où j’ai prolongé de 25km jusque Allanche), si l’étape est vraiment chouette, on peut aussi y rester plus longtemps, RIEN n’est figé et tout est possible…

Arrivée à la mer sur la GTMC VTTAE

Il est également primordial de bien connaitre son vélo, d’être sûr qu’il soit fiable. Il ne faut jamais partir de la sorte avec un vélo neuf et sur lequel on n’a pas beaucoup d’expérience. Le freinage a également toute son importance sur ce type de parcours à VTTAE, car à certains endroits les freins souffrent et ont besoin de puissance mais aussi d’endurance. Je préconise des disques de 200mm à l’avant et à l’arrière à VTTAE.

Prenez soin aussi de chausser des pneus suffisamment costauds et adaptés aux pierres coupantes. Enfin, toujours ménager sa monture et en particulier sa transmission avec des changements de rapport les plus doux possible, notamment en montée sans avoir pu anticiper.

 

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