gravel au milieu des vignes de Saint-Pourçain
Les Others

La GTMC Gravel en VTTAE de Clermont au Cap d'Agde

Bonjour ami vttiste !

Je viens de terminer en septembre 2026 la GTMC de Clermont-Ferrand au Cap d’Agde en VTTAE par le parcours Gravel.

J’ai eu envie de rédiger cet article pour partager un retour concret sur le parcours, les types de chemins rencontrés et la difficulté globale, informations que je n’avais pas vraiment trouvées quand je réfléchissais à ce projet.

En quelques mots, je peux déjà dire que c’est une superbe randonnée à travers le Massif Central, globalement bien roulante sans difficultés techniques majeures (sauf 2 exceptions sur lesquelles je reviendrai) et à travers des paysages grandioses : une immersion complète dans la nature et un vrai bonheur !

Le pilote 

J’ai 70 ans, retraité, en relativement bonne condition physique. Je pratique le VTT depuis une vingtaine d’années, et je suis passé au VTTAE depuis une dizaine d’années.

Entre copains ou seul, je fais environ 2 à 3 sorties par semaine, de 35 à 40 kms et 1100 à 1400 m de d+ en moyenne, dans les Monts du Lyonnais en majorité. J’ai déjà parcouru la GTR (Rhône), la GTJ (Jura), la GTV (Vercors), le tour de l’Aubrac, avec ou sans le transport des bagages.

La monture 

Je roule sur un VTTAE Cube Actionteam tout-suspendu de 2022, avec motorisation Bosch CX Performance et batterie de 750 Wh. Il a 15.000 kms au compteur …
Avant de partir : pneus neufs avec chambres à air renforcées et contenant du préventif anti-crevaisons, disques et plaquettes neufs, chaîne neuve, roulements changés, purge des freins.
J’ai opté pour le voyage en semi-autonomie, c’est-à-dire que je transporte toutes mes affaires mais je m’arrête dans des hébergements confortables le soir (hôtel, gîte, chambre d’hôte).
 

Tout m’a été utile (à part les outils mais tant mieux !) et rien ne m’a manqué.

Le GPS est indispensable, déjà car la trace gravel n’est pas balisée, mais il permet aussi d’anticiper les intersections, ou de ne pas hésiter si le balisage est caché ou peu visible. Cela permet aussi d’être alerté quand on a raté un embranchement et que l’on est sur la mauvaise route. Mais le balisage reste fondamental, car il donne bien le sentiment d’être sur LE parcours de la GTMC, suivi par tous ceux qui se lance dans l’aventure ! C’est rassurant, quand on est seul au milieu de nulle part …

Pour ma part, j’utilise l’application Visorando, avec laquelle j’ai réalisé le découpage du parcours en fonction de mes étapes. Important : pouvoir télécharger les cartes pour les avoir en mode off-line.

Important : la petite lessive du soir pour la tenue de vtt, avec l’accessoire indispensable : la ficelle pour faire sécher !

Également, la lampe, frontale ou autre, pour s’éclairer dans plusieurs tunnels, pas très longs mais très obscurs.

Les étapes

Tout d’abord, n’ayant pas réussi à trouver de VTTiste pour m’accompagner sur ce projet, j’ai décidé de partir seul, mais du coup, j’ai opté pour le parcours Gravel pour éviter les passages trop techniques avec risques de casse ou de chute … qui sont plus délicats à gérer en étant seul.

J’ai découpé le trajet en étapes en fonction de la batterie et des hébergements possibles. En effet, sur certaines portions, il n’y en a pas énormément (c’est un pléonasme … ). 

Ce découpage n’est pas parfait, certaines étapes auraient pu être rallongées au vu de la batterie restante (sous réserve d’hébergement), l’étape 9 peut être évitée à mon avis ( 61 kms avec 2/3 de route pour revenir à 10 kms du point de départ …). Mais bon, c’est ce que j’ai suivi pour cette fois.

Le dénivelé, vaste sujet, provient de Visorando, qui, d’après mes copains de vtt, a tendance à sous-estimer les valeurs …

Sur les étapes 2 et 4 où je pensais que je pouvais être juste en batterie, je me suis arrêté le midi dans des restos pour donner un petit coup de charge à ma batterie, alors que sinon c’était sandwich.

Il faut savoir que sur le parcours on se sent souvent un peu seul au monde … j’avais donc pris une montre avec détection des chutes et connexion cellulaire. Sinon, j’ai fait des rencontres sympathiques sur le parcours mais surtout aux hébergements à l’occasion du dîner ou du petit-déjeuner (des VTTistes d’Angers, des randonneurs, deux couples de VTTistes retraités allant d’Espagne jusqu’au Vigan, des hôtes accueillants, un VTTiste allant d’Annecy à Toulouse, etc.). C’étaient toujours des moments d’échanges agréables.

Le parcours

Les types de chemins sont très variés : petites routes en bitume, mais en général pas plus large qu'une voiture (sauf quelques portions de départementales à 2 voies), singles mais non techniques, pistes larges gravillonnées ou pas, chemins assez larges ou plus étroits, en forêt ou dans des espaces dégagés. 

Tout se fait sur le vélo ou avec ponctuellement quelques mètres à pied, à 2 exceptions notables près :

  • Dans l’étape 32 l’Esperou-Le Vigan il y a un passage très difficile, nécessitant de la prudence.
    Il s’agit de la portion entre le col des Airettes et le lieu dit des Bonnels.
    Le chemin est très étroit, pentu et empierré, avec le vide sur le côté … même à pied en poussant le vélo je suis parti en glissade … à éviter.

  • Dans l’étape 38 Clermont-l'Hérault / Montagnac, au lieu dit Le Trescol au-dessus de Péret, j'ai rebroussé chemin dans un single impraticable car envahi par des buissons et pris la piste puis la route jusqu'à Cabrières

Quelques montées sur route sont un peu longues.

Entre Florac et L’Hom, la variante Gravel suit la route qui longe le Tarn. Pour éviter cette portion de route, je me suis fait un parcours perso moins routier, en montant plus tôt sur le Causse Méjean.

Je partage quelques photos représentatives des chemins rencontrés, vous pourrez voir qu’ils sont bien roulants.

             

 

              

                

                

 

                

 

En conclusion

Je craignais l’enchainement des 13 jours de vélo, mais finalement ça s’est bien passé, peut-être aussi du fait d’étapes pas trop longues. En partant vers 8h30/9h, j’arrivais en général aux hébergements vers 15h, ce qui me laissait du temps pour récupérer l’après-midi … devant des séries ou avec des livres numériques téléchargés sur ma tablette !

J’ai aussi eu la chance d’avoir une météo idéale (juste 1/2 journée de petite pluie fine, sinon soleil sans canicule), aucun pépin technique ni crevaison, pas de chute (sauf sur le single entre l’Esperou-Le Vigan).

Voilà, j’espère que ces quelques infos vous donneront envie de vous lancer. Franchement, si vous avez un minimum d’entrainement et une condition physique correcte, le parcours gravel se fait facilement en vttae. Et il vous permet de lever la tête pour vous régaler des paysages superbes que vous allez traverser.

Un grand merci aux personnes qui ont construit ce parcours et qui le font vivre ! 

Si vous avez des questions, je me ferai un plaisir d’essayer d’y répondre sur jmbinternet1@orange.fr.

 

Bonne rando !

Jean-Marc