La GTMC à VTT sur les causses en Lozère
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La GTMC VTT dans les Cévennes
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Vallée du cousin dans le Morvan
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Contes et légendes autour de la GTMC

Sur la GTMC, vous serez amené à traverser des territoires mythiques, emprunts de légendes et d’histoires...

pierre de la wivre

La Wivre

Si vous commencez la GTMC par le commencement, vous traverserez le Parc naturel régional du Morvan, puis, plus au sud, vous passerez non loin de Bibracte, près de l’estrade où Vercingétorix appela à l’union les tribus gauloises pour lutter contre l’envahisseur romain.
Sur le Mont Beuvray, dans l’enceinte même de l’ancien oppidum de Bibracte, une pierre aiguise la curiosité. Appelée « Pierre de la Wivre », ce rocher aurait abrité autrefois une créature mi femme-mi serpent qui cachait un trésor, qu’elle défendait âprement une fois l'an. Pendant la procession du dimanche de Pâques, celle-ci déplaçait le rocher et étendait sa fortune au soleil. On disait volontiers que si une personne jetait de la mie de pain sur les richesses, tout ce qui serait ainsi touché appartiendrait à l'heureux personnage. Si quelqu'un parvenait à voler le trésor, il suffisait de pouvoir franchir un cours d'eau pour échapper à la Wivre, ne serait-ce qu'un mince ruisseau.
Certains disent que pendant les douze coups de minuit la pierre tourne. Serez-vous assez patient pour le vérifier ?

 

Château de Veauce, dans l'Allier
Instagram @Christelle.travel

Un fantome nommé Lucie

Plus au sud, dans l’Allier et à seulement quelques kilomètres à l’ouest de la trace de la GTMC, le château de Veauce doit sa renommée à l'un de ses anciens propriétaires, Ephraïm Tagori de la Tour.
Cet homme fantasque affirmait qu'un fantôme nommé Lucie hantait les lieux. Dans les années 80, une émission de radio avait posé ses micros dans la « salle des pendus » toute une nuit à la recherche de sensationnel...et réussi à capter un étrange son, à minuit, qui ressemblait à un cri d'effroi. Aujourd'hui, le château tombe en ruines et ne se visite plus… du moins par les vivants.

Vététistes dans le parc des VOlcans d'Auvergne
Olivier Octobre

Le fantôme de Montlosier

Vous pénétrez ensuite dans le Parc naturel régional des volcans d’Auvergne, où les légendes sont nombreuses. Et si nous rendions une petite visite au fantôme de Montlosier ?
C'est la nuit que des événements étranges se dérouleraient au château, à Aydat, quand les employés ferment la boutique. Des traces de pas dans la neige, des éclats de voix dans la pièce d'à côté, un monte-charge qui se déclenche tout seul... « Et si c'était le fantôme de Montlosier ? » se demandent les témoins de ces bizarreries. Selon ses biographes, le comte de Montlosier, propriétaire de la demeure au XVIIIème, était féru de sciences occultes… mais ce n'est sans doute qu'une coïncidence.

 

Eglise Notre Dame d'Orcival
Instagram @autumn_aurora

La légende de Notre Dame d’Orcival

En passant à Orcival, vous ne resterez pas indifférent face à l’austérité du style roman de Notre-Dame d'Orcival. Elle fait partie des cinq églises romanes d'Auvergne dites « majeures ».
La légende dit que le maçon chargé des travaux de l'église d'Orcival ne savait pas trop où asseoir le plan et les fondations. Il se demandait avec inquiétude quel était l'endroit où la Vierge manifesterait avec le plus d'éclat sa puissance et sa gloire. Il eut l'inspiration via une voix intérieure qui lui dit : « Monte, monte sur la hauteur voisine et lance devant toi ton marteau. Où tu le verras tomber tu édifieras le sanctuaire. ». Le marteau fut jeté, et l'instant suivant, un ange l'emporta et le laissa choir au pied du val, sur l'emplacement actuel de la crypte.

 

La Dent du Marais
Instagram @le_temps_de_la_balade

Le miracle de la pucelle

Avant d’aller admirer, si vous en avez le temps, le château de Murol, vous pourrez faire un petit détour par La Dent du Marais, un vaste hémicycle avec une imposante muraille rocheuse aux parois très raides, d’environ 100m de haut.
Cette falaise abrupte est aussi connue sous le nom du "Saut de la Pucelle", car on dit qu’une jeune bergère importunée par les assiduités d’un seigneur se jeta du haut de la falaise, et atterrit miraculeusement sans blessure. La jeune femme ne put s’empêcher de se vanter de son exploit aux villageois. Pour les convaincre, elle voulut renouveler son acte, mais, cette fois, son corps s’écrasa sur le sol. On vous recommande donc de ne pas essayer !

Le lac Pavin dans le Puy-de-Dôme
Instagram @missmaryne

Les larmes du diable

Quelques dizaines de kilomètres plus loin, vous longerez le lac Pavin.
Ses eaux sombres et sa ceinture de conifères ont contribué à ses légendes. Larmes du diable pour les uns, porte vers l'enfer pour les autres : le lac Pavin aurait aussi englouti la ville de Besse autour de 1250, à la suite d'une éruption. Une théorie pas si fantaisiste, puisqu'elle a été étudiée par deux chercheurs entre 2004 et 2008, surpris que la plupart des édifices de la ville aient été bâtis après cette époque... comme si elle avait été reconstruite après une catastrophe.

 

Piste pastorale du Cantal à VTT
CD 15-ST-BBT

La légende de la résurrection du coq

Vers Murat, on y conte la légende de Saint-Dominique.
Sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, Saint-Dominique, injustement accusé de vol, fut pendu à La Calzada. Or, son père, averti en songe, reçut ordre d'aller le chercher (Dominique était encore vivant).
Le malheureux se mit en route et arriva à La Calzada, un jour où les autorités étaient en banquet. On se gaussa de lui car son fils était pendu depuis plus d'un mois. Le vieillard insista : "Dominique était vivant comme le coq rôti qui était sur la table".
Le coq rôti, aussitôt s'envola. Émus par ce prodige, les convives se levèrent de table. En hâte, on courut au gibet. Dominique était bien là, vivant et bien portant.
Dans l'église de Murat, un tableau de l'école espagnole du XVIIème siècle retrace cet épisode. Saurez-vous y déceler la résurrection du coq ?

 

illustration d'une recluserie

Enfermés à vie!

Murat fut aussi, au Moyen  ge, et jusqu'à la fin du XVème siècle, le siège d’une recluserie (une toute petite pièce de quelques mètres carrés située généralement en dehors de la ville).
Il y eut un peu partout en Auvergne, et plus précisément en Haute-Auvergne, des reclus et des recluses. C'étaient des hommes et des femmes généralement d'âge mûr et de toutes conditions, qui choisissaient, de sang-froid, le régime cellulaire à vie. Ils n'avaient pour toute obligation que celle de la prière, car beaucoup d'entre eux, très certainement, ne savaient ni lire ni écrire. Dès leur entrée dans la récluserie, on en murait la porte.
Le seul contact avec le monde extérieur se faisait par une petite fenêtre grillagée, s'ouvrant le plus souvent sur une chapelle. C'est par cette fenêtre qu'on leur faisait passer la nourriture et les vêtements.
En général, les reclus étaient l'objet d'une grande vénération, et on considérait que leur prière attirait la protection du Ciel sur la ville.

 

illustration de la bête du gévaudan

La Bête du Gévaudan

Si vous avez démarré la GTMC par Langeac, alors vous êtes passés par la ville de Saugues, épicentre d’une des histoires légendaires les plus populaires de France : la bête du Gévaudan.
Un animal rôdait dans la montagne... Quoi qu’un ou plusieurs monstres, de l'avis de certains. Lorsqu'on découvrit les corps mutilés des premières victimes, on lui donna enfin un nom : la Bête.
L'histoire débuta vers 1764. La Bête attaqua près d'un village et les habitants la surprirent en train de s'abreuver du sang qui s'écoulait de la gorge d'une de ses victimes. Plusieurs témoins décrivirent alors une bête, longue, basse, plus grosse qu'un loup, rousse avec une bande noire tout le long du dos, des puissantes griffes, une grosse tête, une gueule énorme et une queue très poilue que la bête agitait en grognant. Les autorités locales firent appel au gouverneur militaire de la province et une grande campagne destinée à chasser la bête débuta, mais ce ne furent que des loups qui furent abattus. Échappant aux recherches des soldats, la Bête s'enfuit vers l'Ouest.
Le 30 septembre 1764, la Bête fut tirée à trois reprises, à courte distance. Sous le feu nourri, elle s'effondra en hurlant, mais réussit à se relever et à s'enfuir. Après cette escarmouche, les agressions cessèrent. La Bête avait disparu. Cependant, les affiches placardées un peu partout dans les villages voisins montraient l'image d'un animal féroce et sanguinaire. Les représentations de la bête furent diffusées un peu partout et elle devint rapidement mythique. De 1764 à 1767, deux animaux furent abattus, l’un identifié comme un gros loup, l'autre comme un canidé s'apparentant au loup. Le gros loup fut abattu par François Antoine, porte-arquebuse du roi de France, en septembre 1765, sur le domaine de l'abbaye royale des Chazes. À partir de cette date, les journaux et la cour se désintéressèrent du Gévaudan, bien que d'autres morts attribuées à la Bête furent déplorées ultérieurement.
Le second animal fut abattu par Jean Chastel, enfant du pays domicilié à La Besseyre-Saint-Mary, le 19 juin 1767. Selon la tradition, l'animal tué par Chastel devait être la Bête du Gévaudan car, depuis cette date, plus aucune mort ne lui fut attribuée.

vététistes sur les sentiers de Margeride
Aloha Studio

Le cheval mort de Margeride

En poursuivant sur la trace, vous arriverez en Margeride, au Col du cheval mort. La légende raconte qu'une veille de Noël, il y a bien longtemps, un dénommé Baptistou était allé rendre visite à sa promise à Saint-Amans.
Il était parti de Froid Viala tôt le matin, le sourire aux lèvres, enchanté de sa jument, une bonne bête achetée à la foire de Grandrieu le jour de la Saint-Michel.
Vers les deux heures, il se mit à neiger. On discuta pendant un moment épousailles, on trinqua une dernière fois, puis Baptiste sella sa jument et retourna à Froid Viala.
En approchant au pied du Col des pendus, on ne voyait plus de chemin. Une épaisse couche blanche recouvrait l’entièreté du paysage, et la jument hésitait à chaque pas. C'est alors que le vent se leva, le blanc noyait tout, il gelait à pierre fendre.
Il fallait s'abriter et attendre. L'abri était précaire, un muret de pierres sèches à demi écroulé. La respiration de la jument se faisait laborieuse. Le froid l'avait saisie. Elle frissonnait. Un instant, il la crut morte, elle montra ses dents jaunes d'une grimace.
Baptistou étouffait, il luttait pour ne pas s'endormir. Ses yeux se fermaient et de vieilles personnes, mortes depuis longtemps et qu'il avait aimées, le hélaient dans des sursauts de sommes douloureux.
Il se souvint de la retraite de Russie. On racontait que des hussards se protégeaient du froid en se glissant dans le ventre des chevaux morts.
Il saigna comme il put la jument moribonde, lui ouvrit péniblement le ventre, la vida de ses entrailles fumantes et s'abrita à l'intérieur de l'animal.
Le lendemain, la tempête s'était calmée et Baptistou rentra à Froid Viala.
La jument fut perdue, lui eut la vie sauve. Il n'épousa pas sa promise, il n'était plus un bon parti puisqu’il n'avait plus de cheval.
Le Col des pendus, ainsi nommé depuis qu'un seigneur des lieux y avait fait pendre un braconnier et son chien, en changea de nom, on l'appela le Col du cheval mort.

 

Chaos de Nimes-le-vieux
Instagram @lorene_tzt

La bergère de Nîmes-le-vieux

Avant de redescendre dans les gorges de la Jonte, écoutez la légende de la bergère de Nîmes-le-vieux. Il était une fois une bergère qui gardait ses moutons sur le causse.
Un orage effrayant se déchaîne. Les éclairs et le tonnerre se confondent.
Les cheveux de la belle se dressent sur sa tête à cause de l'électricité.
La pauvre raconte qu'elle vendrait son âme au diable pour échapper au cauchemar.
Aussitôt, dans un éclair plus aveuglant que les autres, et accompagné d'une répugnante odeur de souffre, le démon se présente.
La bergère est rusée : elle déclare à Satan que, si elle garde la vie sauve, elle lui donnera "ce qu'il y a de plus blanc sur le causse".
Le diable se frotte les mains : que peut-il exister de plus blanc qu'une âme innocente ?
Or, la belle n'est pas si pure... Elle a de mauvaises pensées, peut-être les met-elle en pratique !
Ce qu'il y a de plus immaculé, ce n'est nullement son âme, mais la laine de ses moutons !
Ivre de rage, le démon disparaît dans un gouffre et, au passage, il métamorphose les bêtes en un troupeau de cailloux calcaires que vous pouvez voir en vous promenant à Nîmes-le-Vieux.

 

Croix du Mont Guiral
Instagram @marcomourlaas

Les monts saints : Guiral, Loup et Alban

En arrivant à Alzon, c’est la légende de Saint-Guiral, Saint-Alban et Saint-Loup que l’on raconte.
Au temps des croisades, trois jeunes chevaliers de la famille de Roquefeuile : Guiral (c'est-à-dire Géraud), Loup et Alban, étaient tous épris de la belle Irène, fille du seigneur de Rogues, un village du causse de Blandas. Pour les départager, celle-ci leur fit promettre de partir combattre en terre sainte. Le chevalier qui ferait preuve de la plus grande prouesse deviendrait son époux.
Les années passèrent mais, lorsque les trois chevaliers revinrent forts de leurs exploits glorieux et pleins d'expérience et de sagesse, la belle venait juste de mourir. Un troubadour qui passait au château de Rogues lui avait en effet appris la fausse nouvelle de leur mort : Irène n'avait pu supporter un tel chagrin.
Pour conjurer leur peine, ils décidèrent de donner leur vie à Dieu en se faisant ermites. Loup monta sur le pic Saint-Loup, à l’entrée de Montpellier ; Alban, sur le mont Saint-Alban, à proximité de Nant (Aveyron) ; Guiral, sur le rocher de Saint-Guiral (Alzon). Chaque lundi de Pentecôte, les trois frères allumaient de grands feux au sommet de leurs promontoires naturels : ainsi, de loin en loin, ils pouvaient s’assurer de la survie de chacun. Les feux s’éteignirent l’un après l’autre, et Guiral mourut le dernier.

 

La Couvertoirade

Les Templiers

Superbe étape de la GTMC, le village médiéval de La Couvertoirade est maintenant devant vous. La Courvertoirade, cité templière située au cœur du Larzac, est l’un des plus beaux villages de France. Son passé est mythique et mystérieux, car il est lié à la légende des Templiers.
C'est au XIIème siècle que ces moines-soldats rachètent cette place forte au vicomte de Millau. La Couvertoirade intègre alors la commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon et connaît une fortune sans précédent. La fin de cet ordre en 1314 va donc laisser une question en suspens. Où est passé leur trésor ? Et c’est donc la porte ouverte à toutes sortes de spéculations.

 

Au bord du lac du Salagou à VTT
O. Octobre - GTMC

Un village fantôme

Avant d’arriver sur les bords de la grande bleue, vous roulerez sur les sentiers de terre rouge du lac du Salagou. Le lac est artificiel et a demandé l’expropriation des biens sur une altitude calculée à 150 m. Le village de Celles (143 m) est alors devenu un village fantôme. Abandonné en 1959 au grand regret de ses habitants, il était pourtant non submersible. Les maisons délaissées ont été pillées de leurs tuiles, portes et fenêtres.
Le village fantôme de Celles a été squatté par une communauté de hippies en 1968. Ce n’est qu’en 1985 qu’un gardiennage a été installé.
L’eau du lac n’a jamais dépassé les 139 m d’altitude, donc il n’était pas nécessaire de sacrifier l’existence de ce village. Celles est toujours considéré comme étant une commune de l’Hérault. Une association ‘’Sauvons Celles’’ pour réhabiliter le village a été créée en 1989.

 

GTMC en couple - Arrivée à la Plagette au Cap d'Agde
O. Octobre - GTMC VTT

La cité engloutie

Vous touchez presque au but, mais avant d’arriver à Agde, la perle noire de la Méditerranée, la trace passe à quelques kilomètres de l’étang de Thau.
La légende veut que, par temps clair, il soit possible d'apercevoir le clocher d'une église, dans les eaux de l'étang. Cette église ferait partie des vestiges d'une mystérieuse cité engloutie. Il paraîtrait même que, par temps de brume, on puisse en entendre sonner les cloches. Cette légende plonge ses racines dans l'époque romaine, et plus particulièrement dans Ora maritima, un ouvrage que l'on doit au géographe romain Rufus Festus Avienus. Ce dernier décrit, lors d'un périple effectué vers 350 après J. C. dans le secteur de l'étang de Thau, une cité nommée Polygium. Une "pauvre et petite cité barbare", selon ses termes. À la fin des années 1970, un archéologue découvre, par deux mètres de fond, les vestiges d'un hameau de cabanes de roseaux. Des demeures sur pilotis, constituées de chêne vert. Était-ce bien là les ruines de la cité engloutie, non pas par quelque cataclysme, mais tout simplement par la montée des eaux ? En tout cas, point d'église, donc point de cloches. Mais le rêve et les légendes sont plus forts que la réalité.